Le sabre, l’arme des cavaliers

C’est la version moderne d’une arme de guerre : le sabre de cavalerie.

Qu’est ce que c’est ?

Le sabre est une arme de taille et d’estoc [1] mais elle a, comme le fleuret, un caractère conventionnel qui porte sur la surface à atteindre à savoir uniquement le buste (la tête, le corps et les bras), donc sans les jambes, et la manière de donner les coups.

Ceux-ci doivent être, autant que possible, portés alternativement par les adversaires (et non simultanément), selon un processus qu’on compare à une conversation courtoise entre deux individus bien élevés, où chacun parle à son tour.

On pense que ce sont les hongrois qui introduisirent l’escrime au sabre en Europe, vers la fin du XVIIIe siècle.

Leur sabre, dérivé du cimeterre que portaient les Orientaux, comportait une lame plate, légèrement recourbée, beaucoup moins large et moins épaisse que celle du sabre de cavalerie. Ceci peut expliquer le goût plus prononcé des hongrois pour le sabre que pour l’épée.

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Sabre
Vers la fin du XIXe siècle, les italiens inventent un sabre léger, la « scabiola », destiné à être utilisé en duel. D’abord très critiquée, car elle n’avait guère de rapport avec le sabre lourd de cavalerie, cette arme finit par être universellement adoptée pour le duel et pour les combats sportifs.

Quelques chiffres

-  Son poids total est inférieur à 500 grammes

-  Sa longueur totale maximum est de 105 cm

-  La lame en acier, de section à peu près triangulaire vers le talon, puis rectangulaire vers son bouton, et de longueur maximum de 88 cm, a une flexibilité également réglementée

-  La coquille est maintenant pleine, extérieurement lisse. Elle présente une forme convexe continue se terminant par la capuce fixé au pommeau.

-  Au sabre non électrique, son extrémité est repliée sur elle-même pour former un bouton.


La pratique

La poignée se tient dans le creux de la main. Le pouce et l’index forment une "pince", les autres doigts se referment autour de la poignée.

Il faut tenir son arme fermement mais sans se crisper.

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La garde
La garde au sabre

Les surfaces valables

Le sabre admet des surfaces valables pour lesquelles le point est accordé et des surfaces non valables pour lesquelles le point n’est pas accordé. Cependant, la notion de "non valable" n’existe plus ; dans ce cas, le combat n’est plus arrêté.

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Surface valable
La partie grisée correspond à la surface valable

Les cibles sont définies comme étant le ventre (quarte), le flanc (sixte) et la tête (quinte).

Les positions de mains

Au sabre, toutes les parades se font en pronation, c’est à dire que les ongles sont orientés vers le sol et l’arme est orientée vers une surface valable de l’adversaire.

Ce sont surtout les Maîtres d’armes ayant enseigné en Hongris qui ont codifié l’escrime moderne au sabre :

-  Le Maître Bosordi, créateur d’un système défensif encore appelé premier système (tierce, quarte, quinte).

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Premier système défensif
Premier système défensif : Tierce, quarte et quinte

-  Le Maître italien Santelli ayant enseigné en Hongrie, créateur d’un système défensif appelé deuxième système (seconde, prime, quinte)

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Second système défensif
Le second système défensif : Prime, seconde et quinte (non représentée)

Aujourd’hui, comme suite à plusieurs modifications engagées par la Fédération Internationale d’Escrime, le sabre est une arme offensive trés rapide et trés physique, demandant une bonne condition physique !

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Un assaut au sabre

[1] Les touches portées sur le tronc avec le tranchant, le faux tranchant de la lame (la taille) et la pointe (l’estoc) sont comptées

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